![]() | 1995 | Limoges - Place Etienne Pinchaud |
Moyen Age et Moderne | Jean-Claude Grany - Dominique DUSSOT | |
| En mars 1995, la mise en œuvre d'un chantier de construction touchant quatre parcelles attenantes, implantées dans un îlot ancien établi à proximité de l'église Saint-Michel-des-Lions, a nécessité une intervention archéologique comprenant deux types d'actions menées conjointement ; une opération de prospection réalisée par l'association ARCHEA et une fouille conduite par le S.R.A. Les parcelles concernées par ces actions correspondent aux nos 7, 9, 11 et 13 de la place Etienne Pinchaud. Elles étaient dépourvues de toute construction depuis 1970. A cette date, les dernières maisons implantées sur ces terrains furent rasées et un parking privé fut aménagé sur une partie de l'espace ainsi libéré. Lorsque débutèrent les opérations archéologiques, les travaux de terrassement avaient détruit toutes les infrastructures. Sur les flancs du chantier apparaissaient les reliquats isolés de diverses maçonneries. Sur le fond côté nord, s'ouvraient deux excavations correspondant aux prolongements sous la voie publique des caves situées aux 9 et 11 de la place Etienne Pinchaud. Au n° 13, la cave aménagée au niveau du premier sous-sol présentait encore des vestiges significatifs permettant d'en comprendre la disposition et la relation avec l'extérieur. Son prolongement, aménagé à un niveau inférieur sous la voie publique et qui resta hors d'atteinte des travaux de terrassement, s'étend perpendiculairement à l'axe de la parcelle jusque sous la place Saint-Michel-des-Lions. Une partie qui se développait autrefois dans l'axe de la parcelle est obturée par un massif de maçonnerie érigé à l'aplomb d'un contrefort d'angle de l’église Saint-Michel-des-Lions. Cet aménagement constitue un bon repère chronologique car il fut probablement réalisé durant la campagne de reconstruction de l'église, entre 1364 et 1455. La fouille, nécessitée par I'urgence absolue, a été menée sur deux secteurs situés dans l'emprise du bâti :
Notons que la recherche et la réunion de documents provenant de plusieurs sources (Archives municipales et archives du groupe des jeunes de la Société d'Ethnographie) ont permis de compléter les données observées sur le terrain. |